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24/10/2017

Or brut

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 Lors de la Biennale d'art HORS LES NORMES à Lyon on a vu du brut et du contemporain et plus encore.

J'y participais: hors les normes, ça me va

 

Une hérésie que d'associer l'art brut, l'art singulier, avec l'art contemporain?

Non, une évidence

Cet été, de passage à Paris j'ai vu la magnifique exposition Inextricabilia; art brut, art contemporain, art primitif, art religieux. Ben de l'art quoi, woui madame, de l'art qui se cause par delà les étiquettes, les époques, les classements et les tiroirs. Un choc, la plus belle expo vue depuis longtemps, une scénographie et un concept tip-top , le tout au service  d' œuvres toutes très fortes!

merci Antoine et vive Maison Rouge qui va, ô désespoir, disparaître.

Des oeuvres qui disent comme une filiation dans les quêtes, dans un langage visuel et tactile qui n'en finit pas de se réinventer, à ses propres risques, sans filet (mais  avec du fil en l’occurrence), hors les injonctions du marché international et de la critique autorisée, celle dont parlait Coluche: qui s'autorise à penser et par la même occasion nous autorise aussi et dit comment acheter, voir, approcher l'art, bêtes que nous sommes.

Hors aussi celle (je parle de la critique) qui monnaye ses services auprès des artistes, discrètement, l'air de rien, et surtout l'air d'être objectivement enthousiasmée du haut de sa compétence, voire de rendre un service au monde entier en écrivant sur l'artiste avec des mots choisis, des mots très chers,  et très chère aussi leur organisation savante et inédite dans la phrase, le prix variant au final avec la côte du critique . Allez une petite page à 800€, photo comprise, c'est donné et ça va booster votre petite entreprise. Deux pages, ça fera 1500, je vous fais une faveur, mais si vous pouviez m'offrir une petite œuvre en échange, cela va de soi, non ne me remerciez pas.

Les journalistes, je n'en parle même pas,  leur inculture est légendaire, ils ne savent que parler des gens célèbres et riches, riches et célèbres, répétant ce qu'on a déjà mille fois dit, mais bon, c'est pour ceux qui suivent pas au fond de la classe; célébrer les célèbres, on sait où on met les pieds et c'est vendeur.Les exceptions se reconnaîtront.

C'est comme ça que ça marche.

Ben non, ça marche pas, ça tue.

inextricabilia, fils, liens, sculpture,

 

02/02/2016

Le jardin de l'univers

« Des Anciens versés dans l'étude de la nature disent que le vivant est comme un microcosme. » Galien

 

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Dominique Rousseau

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                            atelier nomade à Nova Viçosa -Bahia auprès de Frans Krajcberg

 

Mémoires topographiques

Prendre, obstinément, patiemment, avec soin,  l'Empreinte du Monde comme pour défier le temps et l’obsolescence programmée de ce merveilleux grouillement végétal et animal dont on perçoit l’originelle présence autant que la fragilité : l’œuvre est ici non pas utile comme une collecte ou un recueil de données mais indispensable.

Les nervures de feuilles, les scories, les fibres, les pigments, les coquilles et squelettes, ces bouts de mémoire d’univers qui s’impriment dans la matière ou semblent nus dans le désert d’une trame polymorphe orchestrent un dialogue ; un dialogue secret dont nous sommes avides avec un monde silencieux et dispersé, inconnu, utopique. Pourtant, comme des morphèmes sur les parois des grottes préhistoriques, voilà que ces petits arrangements avec la forme font sens et signe, nous semblent familiers : un langage s’invente qui résonne tel une écriture de l’univers.

L’art prend ici la forme d’une archéobiologie du futur où explorations, gestes, matières, trésors perdus et retrouvés, action de l’eau, de l’air et de la presse fabriquent de drôles de parchemins à l’allure d’éternité.

L’entreprise est monastique (comme dit Kenneth White), consciente de son urgence et de son importance, de son ambition vertigineuse, mais elle ne peut alors que se fonder sur une profonde humilité. C’est ce qui la rend si précieuse, si sensible et sans aucun doute, unique.

 

 

  L'art de Dominique Rousseau est visible ici

en attendant l'occasion de voir en vrai un travail que l'écran ne peut restituer

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29/01/2013

OBALK is back!

Hector OBALK revient!! c'est sur Arte, of course.

Voilà LA bonne nouvelle; Hector nous emmène à nouveau promener dans la peinture avec une liberté à laquelle nous ne sommes nulle part accoutumés;  cette façon de raconter à la camera tout en ayant l'air de se parler à lui même,  ou de donner l'impression qu'on est, somme toute, en conversation avec lui à propos d'un tableau, ouvre des espaces inédits: se sentir soudain familier de l'oeuvre,  se réapproprier son propre regard, ne plus être plus écarté, tel un intouchable, de la cosmogonie des génies de la peinture, demi dieux auxquels on ne s'adresse qu'en baissant les yeux, n'est ce pas une prouesse? Et même, cerise sur le gateau, on s'aperçoit qu'on n'est pas toujours d'accord avec le chef!! Et ça, c'est du grand art.

Le tout sans démagogie ni facilité, bien loin des vulgarisations digest qui tentent d'apprivoiser le grand public et de le cultiver malgré lui, avec soit peu d'intelligence, soit trop de brièveté, soit beaucoup de bêtise: celle qui consiste à penser que, à priori, le public est idiot. Inculte? oui souvent, et pas que dans les milieuxdéfavorisés mais la faute à qui?

 Et si Ingres en prend parfois pour son grade (je jubile), Hector Obalk sait mieux que personne réconcilier notre oeil effrayé avec les chairs des modèles de Lucian Freud et démontrer sans rien prouver, mais en ajustant notre regard au sien, combien cette peinture est vivante au lieu de paraître cruelle.

Lucian Freud: "Benefits supervisor sleeping"

 

 

                               

                                                                                                     autoportrait

 

On attend donc avec impatience l'émission sur Michel Ange. Merci d'avance Monsieur Obalk.

12/02/2012

angelo

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je découvre  le travail d'Angelo Musco. C'est vertigineux et magnifique. Sur le site, on voit des making off ..