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23/11/2014

prolongation de l'exposition à la galerie Mélanson jusqu'au 29 novembre

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détail de Melancolia

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courants chauds 30x30cm

article: Carnet d'Art N°04 - chantal mélanson.pdf

 

28/04/2013

arts en balade

Promenez vous!

livre, sculpture, papier, yo

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29/01/2013

OBALK is back!

Hector OBALK revient!! c'est sur Arte, of course.

Voilà LA bonne nouvelle; Hector nous emmène à nouveau promener dans la peinture avec une liberté à laquelle nous ne sommes nulle part accoutumés;  cette façon de raconter à la camera tout en ayant l'air de se parler à lui même,  ou de donner l'impression qu'on est, somme toute, en conversation avec lui à propos d'un tableau, ouvre des espaces inédits: se sentir soudain familier de l'oeuvre,  se réapproprier son propre regard, ne plus être plus écarté, tel un intouchable, de la cosmogonie des génies de la peinture, demi dieux auxquels on ne s'adresse qu'en baissant les yeux, n'est ce pas une prouesse? Et même, cerise sur le gateau, on s'aperçoit qu'on n'est pas toujours d'accord avec le chef!! Et ça, c'est du grand art.

Le tout sans démagogie ni facilité, bien loin des vulgarisations digest qui tentent d'apprivoiser le grand public et de le cultiver malgré lui, avec soit peu d'intelligence, soit trop de brièveté, soit beaucoup de bêtise: celle qui consiste à penser que, à priori, le public est idiot. Inculte? oui souvent, et pas que dans les milieuxdéfavorisés mais la faute à qui?

 Et si Ingres en prend parfois pour son grade (je jubile), Hector Obalk sait mieux que personne réconcilier notre oeil effrayé avec les chairs des modèles de Lucian Freud et démontrer sans rien prouver, mais en ajustant notre regard au sien, combien cette peinture est vivante au lieu de paraître cruelle.

Lucian Freud: "Benefits supervisor sleeping"

 

 

                               

                                                                                                     autoportrait

 

On attend donc avec impatience l'émission sur Michel Ange. Merci d'avance Monsieur Obalk.

25/01/2013

pourquoi je n'aime pas Renoir, ni le film

Quand Jean Rustin dit que pour peindre avec tendresse il prend un pinceau tout doux, j'y crois. Je crois à sa tendresse pour les visages humains qui, dans ses toiles, nous regardent, et ne nous demandent rien. Je crois à sa bonté, à son humilité de peintre, à la générosité d'une oeuvre sans facilité, arrivée au dépouillement, au dénuement, à la simplicité et dont la contemplation nous enrichit.

C'est le parcours abouti d'un artiste qui n'a cessé de travailler toute sa vie.

Rustin est un peintre qui regarde l'autre sans prédation. Et le reconnaît. Cet "autre" c'est lui même, c'est nous aussi, c'est l'humain sans travestissement et sans parade. Pas forcément celui qu'on a envie de voir dans le miroir.

renoir,rustin,quignard,peinture,boite de chocolat  

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En allant sans conviction voir le film sur Renoir, avec le grand Michel Bouquet, capable de donner corps à n'importe qui, j'espèrais percevoir un peu de ce souffle qui tient en éveil, jusqu'à la mort, celui qui peint, comme si le pinceau faisait office de perfusion vitale, comme si toute la vie (fragile) qui restait ne tenait qu'à ce mouvement minuscule et dérisoire du poignet, apportant des couleurs sur une toile, jouant avec une touche de lumière, avec l'ocre des chairs, et la rondeur des formes...

Si l'acteur garde une intensité qui lui est propre et sauve le peu qu'il y a à sauver, car un film ne se bâtit pas sur le seul talent d'un acteur, il ne peut faire de Renoir autre chose que cet amateur de flancs arrondis et de seins offerts, de peaux de jeunes filles, cet obsédé du plaisir de vivre (tandis que la guerre tue ses enfants) à qui maintenant tout échappe. Il ne peut plus se lever, il souffre, il ne peut plus coucher avec ses modèles mais il arrive encore à les peindre, et seul le pinceau attaché à ses doigts déformés est encore capable de toucher virtuellement avec délices les chairs fascinantes; la peinture chez Renoir est un prétexte; elle sert à faire croire au bonheur. Pourquoi pas? Mais on n'est pas obligé d'y trouver son compte.

Chez Rustin la peinture est vie, pas discours ou démonstration et ne fait pas de prosélytisme pour une quelconque vision de l'humaine condition; elle ne fait pas écran non plus. Rustin creuse l'humain à la recherche du disque dur. Il dérange forcément; la peinture est chez cet artiste non pas un baume mais un cheminement qui va à la rencontre de l'inconnu; cette rencontre n'est pas toujours facile, ou apaisante, encore moins thérapeutique; c'est une aventure, un voyage, une épreuve; pas une croisière pour bourgeois gentilshommes.

Quignard dit magnifiquement qu'il n'y a pas de véritable joie sans mélancolie. Il me semble que Rustin est le plus profond  mélancolique de la peinture contemporaine.

  Renoir balaye la surface comme on fait des mèches chez le coiffeur. C'est joli, ça fait de l'effet, ça séduit. Le modèle est bien choisi, il donne ce qu'il peut donner: la beauté visible d'un corps lumineux, une sorte d'insouciance, d'impertinence aussi, par ce constant débordement de sève qui semble à chaque nouvelle peinture se moquer du temps qui passe; la constance et l'unité de l'oeuvre sont frappantes (je ne dis pas suspectes mais je le pense!); pour défier ce  temps qui passe pourtant, Renoir a trouvé la solution: il change de modèle!

Le film aurait pu s'accrocher à ce sillon: le désespoir d'un homme au seuil de la mort, dont l'univers s'est rétréci, assez égoïste somme toute dans sa belle maison et son jardin merveilleux, soigné par une sorte de harem dévoué, et que la peinture, celle qu'il a toujours faite, tient en vie, tandis que le monde entre pour longtemps dans la grande guerre; d'ailleurs le retour du fils blessé (assez falôt) est tout aussi insipide et plat que les rares évocations de ce conflit qui bouleverse le monde entier, partout ailleurs, hors de ce petit paradis renoirien avec vue sur la mer.

Mais comme la peinture de Renoir, le film reste en surface, distribue quelques beaux effets, se sert de l'image pour combler le vide, mais il n'incarne pas; on attend qu'il commence tout le long, en réalité, il n'a fait que planter le décor; ce film est un décor.

Impitoyable, la critique des cahiers du cinéma:"Moi, il me faut du vivant", martèle Auguste... Nous aussi, pourrait-on rétorquer devant cette débauche inutile de paysages provençaux et de peaux laiteuses." J'y souscris!!

La différence entre Rustin et Renoir peut se résumer ainsi: jamais la peinture de Rustin ne se retrouvera sur les boites de chocolat.

 

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28/04/2012

fredforestocentrisme

Je le disais dans la précédente note, le combat pour la diversité artistique est certainement justifié !

et je vous signalais le blog saignant du schtroumpf émergent  qui a pour objet de dénoncer vigoureusement les dérives  et les inepties d'un système institutionnel opaque.

En contrepoint, le blog en question signale d'un "heureusement", l'activisme d'un certain Fred Forest, tel un  "chevalier blanc" de l'art contemporain...

et là, je ne suis plus!

Or je reçois dans la foulée une invitation via internet pour une nouvelle "action" ébouriffante, interactive (se munir de ciseaux d'écolier) et hautement symbolique du héros sus nommé, sans peur et sans reproche.

Si l'on n'a que le choix entre l'institution  et l'immolation de, avec et par Fred Forest et son fan club, il ne reste qu'à tenter une  paix sans conditions, désespérée, mais reposante,  afin de clore une bonne fois tout débat et d'aller cultiver ses poireaux.

 FRED FOREST EST CHIANT, bavard et imbu de sa personne et on s'en tape qu'il ne soit pas à Beaubourg. Mais pas lui.

Qui est FF?

Sur Wikipedia il ressort de son éloge (autorédigé?) comme maître de l'avant garde de l'art contemporain qu'il est un artiste "atypique", qu'il a commencé comme contrôleur des PTT et que par des chemins qui nous resteront obscurs il est devenu artiste et forcément pionnier. En 68 le voilà Docteur d'État à la Sorbonne, Professeur en sciences de l'information et de la communication (venant des ptt, c'est logique). On se doute donc qu'il ne fait pas partie de ces maudits crève la dalle qui croupissent dans les antichambres des décideurs en mâchant leurs semelles pour tromper leur faim ou de ces artistes au regard fatigué qui exposent dans des vilaines salles municipales de province mal éclairées dont ils assurent eux-mêmes le gardiennage ou des nombreux allocataires du RSA que connaît la profession. 

  A l'heure qu'il est, Fred Forest est professeur émerite à l'université de Nice Sofia Antipolis. IL a parcouru le monde entier avec ses oeuvres, et même créé le "centre du monde" dés 98, à l'espace Pierre Cardin. Un damné de la terre je vous dis. Sa biographie,  est trop longue pour être résumée ici mais sur tous ses sites, il s'en charge de façon exhaustive, je vous y renvoie pour les nuits d'insomnie, c'est radical.

Mais FF est malheureux et rebelle, rebelle et malheureux, car Beaubourg ne l'a pas acquis, ne lui demande jamais rien, même pas un prêt, ne l'invite jamais à participer à une expo où il a pourtant toute sa place, ne reconnaît pas son incontournable rôle fondateur, bref, le boude et le reboude. C'est ça le combat de FF. C'est le caillou dans sa chaussure.

Quand même! si peu de reconnaissance à celui qui a inventé le concept et symbole du Mêtre carré artistique!, qui s'est vu entouré, un jour d'octobre 2011 par le service  de sécurité du MOMA (New York) afin de l'empêcher, dans une performance envisagée comme mémorable,  d'installer un mêtre carré invisible, concept dont il exigeait la paternité (et la rétribution) alors que c'est cet abruti et suiveur de Tino Sehgal qui a été acheté par le musée pour le même concept d'oeuvre invisible (cf chronique au scalpel de nicoletriglycerides);l'infect copieur! vous voyez avec ce seul exemple dans quel monde injuste vit depuis toujours FF, monde qu'inlassablement il dénonce..

 

C'est pour nous rappeller à cette cause (je résume: FF a fait tout avant les autres et personne d'important ne s'en est aperçu malgré tout le boucan qu'il fait depuis 40 ans et sa maîtrise de la virtuelle toile et des réseaux mondiaux), que nous sommes invités à une performance le 6 mai devant l'immonde musée; ça va faire mal.

 

 

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